Pour conduire cette réflexion, il est donc nécessaire de prendre en compte les effets de la globalisation en examinant le rapport entre, d’un côté, les processus de création dans leurs dimensions identitaires ou patrimoniales et, de l’autre, les nouvelles formes d’échange interculturelles, la marchandisation croissante de l’art, les politiques de valorisation ou de protection du patrimoine, les manifestations artistiques panafricaines, l’essor du tourisme, l’apparition de nouveaux modes de communication… Les études de cas présentées s’attacheront à identifier des réseaux ou les chaînes d’acteurs, à reconstituer l’histoire des artistes et des objets ou encore l’évolution de leur statut et les contextes de création.
// 9h30- 13h
- Introduction des organisateurs
- Sarah Andrieu (Doctorante en anthropologie. Université Aix-Marseille I. Centre d’Etudes des Mondes africains. (CEMAf-Aix) : La spectacularisation des danses traditionnelles au Burkina Faso. Entre création d’un patrimoine culturel pour la nation et de produits artistiques pour l’étranger.
- Elina Djebbari (Doctorante-allocataire EHESS – CRAL) : Le Ballet National et la patrimonialisation des danses et musiques du Mali
- Anne-Marie Bouttiaux (Conservatrice, chargée des collections africaines au musée royal de Tervuren, Belgique) : La construction d’une forme d’ivoirité par le biais d’un masque guro
- Audrey Boucksom (Doctorante en histoire de l’art) : L’art « touristique » au Niger
// 14h15- 18h
- Bertrand Royer (doctorant en anthropologie à l’Université Lyon 2) : Patrimoine immatériel et création artistique dans le contexte touristique du pays lobi. Itinéraire d’un sculpteur contemporain
- Clotilde Wuthrich (anthropologue, Université de Lausanne Laboratoire d’anthropologie, Anthropole) : Artistes plasticiens contemporains béninois. Quelle inscription dans le marché international de l’art ?
- Dominique Juhé-Beaulaton (historienne, Cemaf Paris, UMR 8171 CNRS) : Le vodou au cœur des processus de création, de patrimonialisation et de construction identitaire
- Pierre Guicheney (réalisateur) : Osun Osogbo, la forêt et l’art sacrés des Yoruba. Un documentaire de 52 minutes suivi d’un débat
// 9h30- 13h
- Eric Jolly (Anthropologue CEMAf) : L’essence africaine de la création afro-américaine
- Erika Nimis, (Historienne, CÉLAT, Université Laval, Québec) : Connections africanadiennes : l’émergence de « nouvelles images ?
- Peter Sutherland, (Anthropologue, International Studies and Dept. of Geography & Anthropologue, Louisiana State University, Baton Rouge, Louisiana) : USA.Gods, Boats and Trees : the Neoliberal Geography of Roots in the Art of Edouard Duval Carrié.
- Gaetano Ciarcia (Anthropologue, Maître de conférence université de Montpellier) : Le passé de l’esclavage, le présent de la diaspora comme épopées patrimoniales dans le Bénin méridional.
// 14h15- 18h
- Giulia Bonacci (Historienne, Urmis, Ird) : Reggae et Rastafari entre l’Afrique et ses diasporas
- Stéphanie Pouessel (Anthropologue attachée au Centre d’Etudes Africaines (EHESS), ATER à l’Université Paris-X) : Musique gnaoua : valorisation de l’héritage noir du Maghreb à la France
- Jean-Pierre Chrétien (historien, Cemaf Paris, UMR 8171 CNRS) : Les tambours du Burundi
- Discussion générale
// 17h30 : Cocktail